RSE et la langue des signes françaises

La RSE doit répondre aux exigences de la société. C'est à nous de la mettre en place. L’entreprise se doit d’avoir une certaine morale et de mettre en œuvre qui répond aux enjeux d’une société plurielle.

Nous devons comprendre que la Responsabilité Sociale de l’Entreprise n’est pas une mince affaire. On la connaît sous l’acronyme RSE.

Toutes les entreprises doivent en prendre acte. Il faut que nous nous adaptions à cette nouvelle donne.

Répondre aux exigences sociales

La RSE doit répondre aux exigences de la société. C’est à nous de la mettre en place. L’entreprise se doit d’avoir une certaine morale et de mettre en œuvre qui répond aux enjeux d’une société plurielle.

La Langue des Signes Française doit être intégrée dans la RSE des entreprises. Les entreprises doivent remplir un rôle social. Elles peuvent dans une certaine mesure combler les défaillances étatiques en matière d’égalité des chances. C’est à nous de nous y atteler.

D’une part, dans le cadre du DIF, nous devons proposer des cours de langues des signes. En guise de rappel, le DIF est l’acronyme de Droit à la Formation Individuelle. La LSF rentre dans le cadre des perspectives de la RSE. Nous devons être en mesure d’accepter tous les travailleurs, surtout ceux qui sont frappés d’un handicap. C’est à nous d’avoir un comportement approprié qui permet à tous de s’épanouir par le travail.

L’entreprise doit promouvoir l’accès à l’emploi des personnes en situation de surdité totale ou partielle. Nous devons tous être vigilants pour qu’une formation professionnelle de qualité soit proposée à tous les salariés.

Lutter contre la discrimination et pour l’intégration

Nous devons tous comprendre que cela fait partie de la lutte contre la discrimination, contre toutes les discriminations. Tous les salariés ont le droit à une formation dans la langue des signes, car l’entreprise doit créer un environnement où la communication est facilitée entre les salariés.

La formation DIF est un droit. L’entreprise a le devoir de proposer à ses salariés des dispositifs adaptés à leurs besoins. Quand une majorité de salariés manie les rudiments de la langue des signes, la communication au sein de l’entreprise est facilitée. Cela est un bénéfice pour l’entreprise et ceux et celles qui la font vivre et prospérer.

Le lieu d’exercice de son travail se doit d’être adapté, il ne doit pas générer de stress inutile, il ne doit pas créer un climat qui pénalise un ou plusieurs salariés. En matière de LSF, la France est en retard, très en retard. Nous devons prendre conscience que ce n’est qu’en juin 2008 que la LSF a été considérée comme une langue digne d’être enseignée pour être passée comme épreuve au bac général.

Cela est un scandale pour les parents d’enfants atteints de surdité partielle ou totale, et pour les élèves eux-mêmes qui pendant des années n’ont pas été respectés dans leur dignité d’individu à part entière ayant le droit à une éducation de qualité transmise dans les meilleures conditions possibles.

Est-ce que cette discrimination doit perdurer dans l’âge adulte ?

Il est temps que nous prenions tous nos responsabilités et que nous remettions le dialogue républicain au centre de la cité. Pour que l’espace public soit partagé par tous, nous devons faire l’effort de pouvoir communiquer avec tous.

De plus, il faut bien comprendre que la LSF n’est pas réservée aux personnes atteintes de surdité partielle ou totale. C’est la base du vivre ensemble que d’apprendre la langue des signes.